|
Les pays africains sont confrontés à de nouveaux défis, qui sont autant de nouvelles occasions à saisir. La démocratisation, la mondialisation, la décentralisation des systèmes de gouvernance, mais aussi le VIH/SIDA et d'autres facteurs sont en train de transformer les besoins et les priorités d'apprentissage. Des programmes éducatifs variés et novateurs sont indispensables si l'on veut répondre à ces demandes que le système formel ne peut accommoder. C'est la raison pour laquelle les individus et les communautés se tournent vers des formes alternatives d'enseignement qui peuvent être regroupées sous l'appellation plus globale d'éducation non formelle. L’éducation non formelle ne comble pas seulement un vide. Elle permet aussi aux pays de considérer leurs besoins éducatifs dans leur ensemble en vue de réaliser l'objectif d'éducation pour tous. De plus, l’éducation non formelle est plus apte à répondre aux besoins exprimés par les groupes défavorisés et offre l'avantage d'être plus ancrée dans le lieu de travail et le terrain. Elle peut donc contribuer à la revitalisation de l’éducation en Afrique, en forgeant des liens plus efficaces entre l'éducation et les réalités de la vie quotidienne. |